dimanche 24 février 2008

Deux premières semaines à Taiwan (2 au 16 décembre 2007): Survie, travail et loisir

S’adapter à Taipei
Malgré toutes les merveilles taïwanaises qui n’attendent qu’à être découvertes par ma formidable personne, les deux semaines qui suivirent furent principalement consacrées à l’accomplissement de tâches assez ennuyeuses, dont survivre et me bâtir un futur. J’ai d’abord dû passer l’examen de « Survie 101 v3.1, adapté pour un Nul à Taïwan ».

Premièrement, facile, j’me suis accommodé de façon passive à la pollution, qui après quelques jours, devient à peine perceptible. Le port d’un masque est assez fréquent ici, principalement par les « scooteristes » qui sont plogués à longueur de journée après des pots d’échappement, mais également par les gens malades, dans le but de ne pas contaminer autrui.

Ensuite, plus difficile, j’ai appris à traverser seul la rue. Au départ, je me faufilais subtilement parmi les résidents locaux afin qu’ils me guident ou me servent de protection/tampon en cas d’accident. Malheureusement, ce stratagème s’est avéré très peu efficace dans les intersections peu achalandées. J’ai également quelque peu vexé mon égo, qui, à un certain moment, s’est mis ouvertement à me bouder. J’ai donc fait appel à toutes mes capacités intellectuelles afin de démystifier le mystère de la circulation routière, qui m’apparaissait, de prime abord, totalement désordonnée. Primo, les lignes et les espaces de circulation ne servent que de guides approximatifs, principalement pour les scooters. Deuxio, la règlementation concernant les feux de circulations est respectée, malgré les quelques jaunes-cerises. Finalement, la principale différence c’est qu’aux intersections sans feux de signalisation, c’est aux voitures d’éviter les piétons et non l’inverse; d’éviter les piétons dis-je bien, mais pas obligatoirement de s’arrêter. Ainsi, ils peuvent librement et de façon sécuritaire circuler devant ou derrière le piéton en mouvement. Néanmoins, j’ai pu expérimenter qu’il est beaucoup plus facile pour un véhicule d’éviter un gibier lorsqu’il se déplace à un rythme constant. Ainsi, se mettre soudainement à courir, rester figé d’hébétude devant un camion qui arrive ou changer à trois reprises de directions en plein milieu de la rue parce que « voyons, j’ai tu traversé la rue en m’en venant, ah oui, ah pis non, ah ben oui…» sont toutes des actions qui se sont avérées, dans mon cas, quelque peu dangereuses. Par contre, n’ayez craintes, je maîtrise désormais à la perfection l’art de traverser seul les rues. Mon CV d’une page est bientôt full, va falloir que je coupe à quelque part…

Je me suis également familiarisé avec le métro (MRT), qui demeure le moyen de transport en commun le plus efficace de tout ce que j’ai connu à ce jour. Les stations, de même que l’intérieur des wagons sont extrêmement propres; il est interdit de manger, boire ou fumer et il y a plusieurs employés responsables de l’entretien ménager. Je n’ai jamais attendu plus de 5 minutes pour un métro et pour les plus impatients, des télévisions présentant les nouvelles sont disposées devant les files d’attentes. Hormis les heures de pointes et les évènements spéciaux, je me trouve généralement un siège libre pour me reposer les yeux. La technologie est de pointe : cartes magnétiques réutilisables, guichets électroniques, écrans, ascenseurs, escaliers roulants, des marches, un plancher et de l’air. Finalement, la sécurité est assurée par des gardiens, des boutons d’alarme un peu partout, et des « force-fields » invisibles qui protègent les demoiselles en détresse le soir.





























Champs électro-magnétiques ultra-puissants et sexe-spécifiques

Malgré tout, le plus difficile demeure la communication. Me faire comprendre en Mandarin représente tout un défi pour moi, que ce soit pour commander à manger ou pour demander mon chemin. De plus, tout est écrit en chinois et seulement une faible proportion de la populace taïwanaise (principalement les jeunes) possède une base en anglais. Mais, je ne décourage point puisque mon Mandarin s’améliore de jour en jour et je finis presque toujours par me faire comprendre. Je continue d’apprendre et je compte bien m’y mettre plus sérieusement lorsque je serai bien installé.

Allez, au boulot!!!

Tout en m’adaptant au rythme de vie taïwanais, j’ai également accompli des tâches beaucoup plus terre à terre afin de m’assurer un futur prospère.

Premièrement, il me devait de trouver une niche où loger. Une brève navigation internet m’oriente vers un quartier nommé Tienmu, coin supposément apprécié des étrangers. J’envoie des emails, et me trouve un appartement à 300$can par mois, situé dans le quartier de Tienmu. Il est de mon goût, et les deux occupantes du moment semblent for sympathiques. J’accepte l’offre, mais l’appart n’est dispo qu’à partir du 17 décembre.

Par la suite, malgré ma petite réticence envers les téléphones cellulaires, la nécessité d’un tel objet ici m’a vite sauté aux yeux, ne serait-ce que pour avoir une réponse des employeurs. J’ai donc marchandé mon premier cell qui m’a coûté 250$can, neuf, incluant une carte d’appel (utilisée à 30% après deux mois), options photos, vidéos, bluetooth, agenda, alarme et autres cossins, mais surtout, je peux écouter 2 gig de musique. Bon, il n’a rien de comparable aux téléphones à intelligence artificielle que les G. Blondin ou les H. Villeneuve de ce monde puissent posséder, mais il est mien, c’est mon premier et je le chéris tel mon précieux.

Appart et cell réglés, il ne me restait qu’à trouver une job. Au départ, je me faisais offrir des emplois incroyablement dégradants par un recruteur indépendant, alors je l’ai rapidement flushé. J’ai à la place trouvé conseils auprès d’Ice, qui a déjà travaillé en tant que professeure d’anglais et qui connaît très bien le marché de l’enseignement. Il y a beaucoup d’emplois offerts sur internet, mais je dois considérer le salaire, le nombre d’heures, la localisation, les conditions, les possibilités d’obtention d’un permis de travail, l’âge des enfants, ma descendance asiatique, mon manque d’expérience professionnelle et scolaire dans le domaine et le fait qu’il me doit de trouver un emploi en moins d’un mois après mon arrivée, afin d’éviter d’avoir à quitter le pays (paperasse gouvernementale).

Après plusieurs CVs envoyés électroniquement et quelques appels, je décroche ma première entrevue le 11 décembre à une école localisée à 15 minutes de marche de mon futur appartement. Cette journée fut particulièrement bien chargée. Je me lève à 7h30, me lave, me déguise, sors déjeuner, prépare mon speech, prends le temps de stresser, me rends à l’école et passe mon entrevue à 9h30. Miss Tu, la boss, ne sourit pas et m’examine d’un regard sévère. Je lui rends un sourire charmeur, lui narre mon histoire de vie légèrement biaisée vers les bons côtés et 5 minutes plus tard j’ai la job!!! Cool, j’ai la job!!! Pas le temps de se réjouir, Miss Tu a déjà programmé le reste de ma journée. D’abord, je signe un contrat flexible de 15 heures semaines, 20$can par heure et remplis une demande de permis de travail. Puis, j’vais prendre 10 photos passeport de moi. Ensuite, je me rends à l’hôpital afin de passer mon examen médical, qui consiste en la mesure de mon poids, de ma taille, de ma tension, d’un test visuel, auditif et physique (genre un squat et se faire taponner le cou), des rayons X de mes poumons et d’une prise sanguine pour dépister le VIH et autres maladies. Les résultats ne seront disponibles que dans une semaine. Finalement, je vais donner mes photos, la facture de mon test médical, ma demande de permis de travail et des photocopies de mon diplôme, passeport et visa d’entrée à un sympathique monsieur dans une librairie perdue, afin qu’il puisse acheminer ma demande de permis de travail au gouvernement la journée même… Bref, je commence à travailler jeudi, mais mon expérience en tant que nouveau professeur ne vous sera narrée que dans un autre contexte.

Fun time!

Malgré mon horaire chargé, je me suis quand même alloué quelques moments de répit afin de convenablement justifier mon statut de touriste.

Montagne du thé

4 décembre 2008 : Un sympathique Polonais, dont le nom m’échappe de par sa complexité syllabique, et moi sommes partis sur la montagne Pinglin réputée pour sa culture et son musée de thé. On se tape 45 minutes d’autobus pour se rendre à un village situé au sommet de la montagne. Le trajet est parsemé de paysages montagneux époustouflants et scéniques, rendant l’atmosphère très zen et apaisante (traduction libre : dodo). Une fois rendu au village, très pauvre, mais étrangement charmant, nous nous perdons quelque peu, puis nous rendons au musée de thé. À l’entrée, je ne peux résister à la tentation d’un curieux popsicle au thé. Malheureusement, cette saveur prometteuse ne me laisse qu’un goût fade, pâteux et dépourvu de sucre dans la bouche. Malgré la tentation, un mélange de politesse et d’absence de poubelles à proximité m’abstiennent de le larguer dans le bonzaï avoisinant. Je suis donc contraint à le terminer, au grand rire de mon compagnon de voyage. Ensuite, on entre au musée, qui décrit les différents thés qui existent et leurs processus de fabrication. Très intéressant, mais le plus divertissant, c’était la petite séance de thé qui a eu lieu après la visite. Une gentille madame nous a appris la procédure pour apprêter et boire le thé. Le thé en soi était moyen, mais on se trouvait tellement cool! Finalement on est sorti et on a visité le jardin à côté du musée, extrêmement joli et orné de statuettes particulières.















La montagne de thé Pinglin















Différentes façons d'écrire le mot thé

Comment boire et apprêter le thé: "À boire avec style svp!"


Plants de thé

Le petit jardin zen du musée


























































Statuettes particulières du jardin

Une chic terrasse

De retour à Taipei et chemin faisant vers l’auberge de jeunesse, l’attention de mon compagnon Polonais est fugacement attirée par une petite allée isolée, qui semble mener à une aire contrastante avec le décor environnant. Intrigués, nous décidons de suivre la lumière au bout du tunnel. Ce dernier débouche étonnamment sur une riche et chic terrasse bondée de cafés, bars et discothèques typiquement occidentaux et très en vogue. La clientèle semble également bien prospère: plusieurs occidentaux, des gens bien habillés, bien coiffés, un gars flattant son chien sur ses jambes, etc. L’ambiance jet-set nous séduit et nous décidons que nous nous sommes mérités une petite pause avant de rentrer à l’auberge. Avant de nous asseoir à un café-bar, je passe une remarque sarcastique concernant le choix de l’enseigne, qui affiche les visages de deux bonhommes qui se regardent intensément, tellement qu’on croirait qu’ils sont sur le point de s’embrasser. Ma réflexion s’arrête là, mais mon compagnon approfondit ma pensée et conclut finalement qu’on est tombé sur un bar gai. La véracité de la chose me saute aux yeux et nous décidons de nous déplacer tranquillement à un café-bar voisin, qui s’appelle G-paradise. Je l’arrête encore une fois en faisant une autre blague sur la signification potentielle du G dans le nom du bar. À nouveau mon idée s’arrête là, mais mon ami pousse mon raisonnement plus loin et conclut finalement qu’on est tombé sur une terrasse entièrement gaie! Quoi?! Bien entendu, il n’est aucunement question d’homophobie ici, mais l’existence en soi d’une terrasse gaie en Chine (Taïwan) constitue tout de même un choc à mes yeux. En effet, j’entretenais un fort préjugé envers une Chine (Taïwan) beaucoup plus conservatrice et peu ouverte face à des sujets tabous comme l’homosexualité. On a bien rit de notre lenteur à réaliser la chose, mais surtout, faut croire qu’il faut que je me débarrasse de plusieurs de mes idées préconçues…

Taipei 101

07 décembre 2007 : Mon pamphlet touristique me conduit inévitablement vers la seconde plus haute tour au monde : Taipei 101. Je croyais n’avoir affaire qu’à une simple tour d’observation, mais en fait, la base de cette tour est également un centre commercial incroyablement classe! Les boutiques de renoms se font compétition : Dolce & Gabbana, Dior, Gauthier, Prada, Highfinger, etc. Je n’avais jamais rien vu d’aussi chic et blanc. Par pure coïncidence, c’est également l’endroit où j’ai rencontré le plus grand nombre d’occidentaux. Toutefois, un miroir à l’entrée a désapprouvé instantanément mon habillement, ma coiffure et mon parfum du jour. Avoir su, j’aurais enfilé mes plus beaux vêtements afin de mériter le droit de regarder les vitrines de l’extérieur... Perso, c’était pas mal trop fancy à mon goût et la tour d’observation étant fermée cette journée là, outre que de souiller le plancher de mes pas impropres, je n’y ai pas trouvé grand chose d’amusant à faire. J’ai donc joué au Alvin pour ensuite me sauver en douce.
































Euh... vous avez quoi en spécial?

Journée des sciences

Mercredi 12 décembre 2007 : En cette journée d’éveil scientifique, je décide d’aller visiter le musée d’astronomie de Taipei. Vraiment pas cher (1,25$can) et très intéressant, mais j’aurais probablement davantage apprécié si j’avais su lire les descriptifs en chinois. Néanmoins, les images, affiches, vidéos et décors étaient amplement suffisants pour assouvir ma soif de connaissance de la journée. J’ai ensuite exploré le parc scientifique à proximité, un parc très original, avec des affiches présentant des scientifiques de renoms un peu partout et des jeux à base d’eau assez cools.


Musée d'astronomie de Taipei

Parc scientifique: Mickey a perdu la cote...


Jeux scientifiques

Les marchés

Les marchés, que ce soit de fruits et légumes, d’électronique ou de nuit, sont très populaires ici. Le plus populaire d’entre tous demeure le marché de nuit de Shilin. C’est un immense marché composé de centaines de kiosques de bouffe, de cossins, de vêtements, d’amusement, etc. C’est vraiment très divertissant et constitue une mine d’or pour les amateurs d’objets uniques ou de gugusses du Dolorama. Par contre, ce marché est fortement déconseillé pour les agoraphobes, principalement les fins de semaine. Défiant toute logique mathématique, sur environ 5 ruelles larges de 3 mètres et longues de 500 mètres, on réussit à y entasser environ 4 millions de kiosques, 15 millions de Taïwanais et 3 Américains. C’est assez suffocant comme ambiance! Il est difficile d’avancer, de reculer, de s’arrêter et de virer de bord, mais je dois admettre que le divertissement en vaut le coup. J’ai également exploré le marché de l’électronique sur BaDe. Génial! On y trouve de tout: ordinateurs, jeux vidéos, caméras, cellulaires, télévisions, fils, câbles, etc. Les prix sont compétitifs et très flexibles, mais il faut bargainer et aussi faire attention à l’origine et à la qualité des produits. La technologie est de pointe, devançant celle de l’Amérique, possiblement dû à la proximité du Japon.

Bilan

Bref, pour l’instant, j’adore Taipei. C’est une ville très divertissante et extrêmement sécuritaire. Je n’ai assisté à aucun acte de violence jusqu’à présent et les gens sont courtois et très sympathiques à mon égard. De plus, la ville est extrêmement propre, malgré l’abondance de la population. La technologie est clairement mise de l’avant ici, que ce soit dans les magasins, les transports en commun, les restaurants ou cafés. Par contre, l’entretien des édifices est assez négligé, voire absent, faisant en sorte que la majorité des immeubles se retrouvent dans un état lamentable. Ensuite, contrairement à mes attentes, le marchandage n’est pas appliqué sur tout. On ne négocie généralement qu’à des kiosques à cossins ou des magasins d’électronique, autrement, les prix sont indiqués et fixes. Le point fort de mon séjour jusqu’ici demeure la bouffe. Elle est excellente, variée, on y trouve absolument de tout (exception faite pour la poutine) et le tout pour vraiment pas cher (max 5$ sans taxe ni type)! Fait notable, j’ai réussi à me perdre à tous les endroits que j’ai visités, sans aucune exception. Ce n’est pas toujours évident lorsqu’on ne sait pas lire les panneaux… Enfin, après ces deux semaines passées à l’auberge de jeunesse, demain, je déménage finalement à mon vrai appartement. Bien que l’hospitalité de l’auberge ne fait aucunement défaut, rien ne peut vraiment se comparer à un chaleureux chez soi, à sa propre chambre et à du linge propre.

mercredi 13 février 2008

Première journée à Taipei: il est où le nord?

Dimanche 02 Décembre 2007 : Arrivée à Taipei, terre promise, après un total de 20 heures de vol, trois avions et une journée de perdue dans le décalage horaire. Par contre, on ne peut demander mieux comme voyage: très peu de turbulences, aucune nausée ni serpents à bord. Nul ne sera surpris de savoir que j’ai énormément dormi et ce, partout. Dormir demeure ma spécialité et je tiens à tirer profit de mes habiletés physiques et de mes années d’entraînement. J’me suis également bien gavé de toute la délicieuse pâture qui m’a été offerte dans l’avion. Les aéroports ont aussi été bons à mon égard, ne m’ayant encombré d’aucun douanier scrupuleux, ni même perdu mes bagages. Malgré l’absurdité de la chose, je dois admettre que j’ai reçu un service sécuritaire, fiable et agréable…

Débarquement : je ramasse mes bagages, change mon argent, achète une map, évite le chauffeur de taxi qui tentait presque subtilement de m’arnaquer et embarque dans l’autobus, direction centre-ville. Chargé comme trois Rambo, je découvre le centre-ville de Taipei. C’est méga comme ville et tout semble aller plus vite : les voitures, les scooters, le monde, les oiseaux… J’suis à l’antipode de Rimouski : beaucoup de monde, tous des asiatiques, beaucoup de bruit, très pollué. La circulation semble chaotique et il ne semble pas avoir de règles établies pour ces satanés scooters. Tout ou presque est écrit en chinois (je ne sais lire qu’à peine quelques mots), tout le monde parle le Mandarin, peu de personnes se débrouillent en anglais… embêtant!

Armé de ma carte sans boussole, je me perds une fois, deux fois, trop de fois. Je reprends mon souffle et avec l’aide d’une gentille jeune Taïwanaise qui sait parler anglais, je déniche enfin l’auberge de jeunesse, où Jane et Ice (ah oui, les noms anglophones des gens ou donnés aux enfants semblent étrangement inspirés de films épiques américains ou directement tirés de la WWF) m’accueillent à bras ouverts. Elles m’ont été d’une très grande aide durant mes deux premières semaines ici en me prodiguant de judicieux conseils et en m’aidant à m’adapter à cette ville/pays/continent. Je m’installe dans mon dortoir à quatre lits. Ah tiens un lit! Un lit? Je ferme les yeux quelques instants pour planifier le restant de ma journée, m’étends de tout mon long pour mieux réfléchir et surprise, contre toute attente, tout devient noir…

Trois heures plus tard et une sieste de plus à mon actif, la faim me tire de mon sommeil profond. Je suis en pleine forme et décide de partir en reconnaissance afin d’explorer et d’apprivoiser ma nouvelle ville pour les prochains mois. C’est le soir et la ville a totalement changé son décor!!! Les murs ternes et délabrés des édifices ont été remplacés par des néons multicolores. C’est toujours aussi achalandé, mais parmi la foule, se retrouvent également des amuseurs publics, tout plein de kiosques vendant de la bouffe ou des objets douteux, des jeunes, des punks, des yos, des étudiants, des vieux, du monde de toutes sortes! J’me trouve un p’tit resto sympa, me régale de délicieuses nouilles et me voilà repu pour un total de 3 dollars canadiens sans taxe à payer. J’m’amuse comme un fou et mon cerveau est stimulé à fond par tant de nouveautés, mais j’suis aussi complètement extenué. Il est 23 heures, retour à l’auberge, dodo, day one over.





















Euh... Taïwan? J'ai manqué un bout!

Chers amis, bienvenue à mon site web qui vous offre un bref aperçu de mon séjour ici à Taïwan. Avant de commencer, voici un petit rappel de ma situation, pour ceux qui ne sont pas encore au courant.

Je viens récemment de terminer ma maîtrise en biologie à l’Université du Québec à Rimouski en décembre 2007. Étant quelque peu, voire énormément blasé de mon paysage environnant, j’ai décidé d’épicer quelque peu ma vie et de partir seul en voyage. Plusieurs destinations me séduisaient, dont l’Australie, l’Ouest canadien, et l’Europe, mais j’ai finalement succombé pour la Chine, même si les médias occidentaux font paraître l’Asie comme étant une contrée méchante, voire très très méchante. Désirant apprendre le Mandarin (je parle le Cantonnais, mais ne l’écris pas) et me ramasser quelques sous en même temps que de découvrir de nouvelles perspectives, j’ai opté pour devenir professeur d’anglais, un emploi très en demande en Asie. Une recherche internet m’a rapidement orienté vers Taïwan, où les conditions de travail et les possibilités d’emplois semblaient meilleures qu’outre part en Chine. Taïwan est une île à l’est de la Chine et c’est à peu près toute l’information que j’avais de cette contrée avant d’arriver ici.

J’ai donc renouvelé mon passeport, fait une demande à Ottawa pour un visa-visiteur de 60 jours, période durant laquelle je devrai trouver un emploi afin d’acquérir un permis de travail, puis un visa de résident et finalement, un certificat de résident étranger, tout ça dans le but de rester et de travailler légalement à Taïwan pour un peu moins d’un an. Billet d’avion, vaccins, préparatifs, terminaison de maîtrise, salutations trop brèves et maladroites, 30 novembre 2007, Ciao, Bye, j’suis sur Go et je tire les dés…